L'intelligence émotionnelle

Les notions d’intelligence et de compétences émotionnelles sont à la mode, les cabinets de recrutements, les cabinets de formation et de consulting s’en sont emparés afin de servir à un public affamé de nouveautés, de « nouvelles » méthodes qui étaient le domaine exclusif des psychologues et des neuropsychiatres.

 

Cela fait plus de vingt ans que Damasio s’égosille à décrire ses observations quant aux cas cliniques qu’il a observé durant tant d’années de recherches quant à cet aspect de notre intelligence, l’émotion.

 

Pour ma part, j’ai intégré cet aspect incontournable dans mes formations sur l’assertivité et le développement personnel que je donne dans les entreprises depuis plus de 10 ans et notamment au Maroc.

 

Alors qu’en est-il réellement ?

 

Tout d’abord rappelons le contexte.

 

Les modèles et les pratiques managerielles consistent à faire glisser d’un état d’interdiction à un état de prescription, les émotions, dans le seul souci de développer ses performances, pour peu que l’on soit amené à gérer une équipe ou tout au moins y travailler.

 

Mais de quoi s’agit-il réellement ?

 

Nul ne l’ignore, seule l’émotion favorise la transcendance et donc la mémorisation de situations cognitives, c’est exactement pour cette raison que les enfants apprennent dans la joie, tant qu’ils ignorent les contraintes, l’aspect ludique nous l’avons compris, favorise l’apprentissage.

 

Ainsi les relations interpersonnelles dans le monde du travail sont influencées par tout ce que notre société exige de nous, motivation, assiduité, performance, etc. Une exigence de résultats face à laquelle nous sommes préparés par notre environnement social immédiat et notre volonté de « réussir ».

 

Quelles applications ?

 

Les principaux vecteurs de notre intelligence étaient principalement les facultés d’analyse et de synthèse, mesurées par le célèbre « QI » dont beaucoup redoutait le verdict.

 

Depuis quelques années, les milieux formationnels et manageriels, à la recherche de méthodes permettant le développement et le maintien « en mode tendu » des performances, se sont intéressés à cet aspect : les émotions régissent notre vie et interagissent avec notre intelligence vive.

 

Le Quotient Intellectuel n’est pas lisible sans son pendant, le Quotient émotionnel.

 

En effet, nos réactions à des phases de mise à l’épreuve, test, examens, interrogation, etc. sont influencées par cet aspect émotionnel.

 

La peur de ne pas réussir, généralement intensifiée au moment de l’épreuve vient polluer notre esprit pratique et alors que nous nous étions préparés méthodiquement à celle-ci, nous pouvons échouer si nous ne gérons pas correctement cette autre partie de notre intelligence, l’émotion.

 

L’intelligence émotionnelle, une amie qui nous veut du bien.

 

Elle est active au quotidien et dans toutes les phases de notre vie, elle nous permet de « sentir » les bonnes ou mauvaises situations, c’est elle qui développe l’intuition et met en place les signaux nous alertant lorsque nous rencontrons des situations « déjà vues », nous évitant ainsi les pièges identifiables.

 

Jean Escalant

 

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