Gérer son stress*

Stress* voir note 1

 

Le recul face aux évènements est essentiel.

 

N’accepter pas de traiter un problème avant de vous y être convenablement préparé, c’est aussi vrai pour les conflits, n’alimentez pas vos colères même si vous pensez faire l’objet d’une injustice ou d’une accusation non fondée, n’en faites jamais une affaire personnelle.

 

La pression subie par la volonté de réussir, la peur de l’échec ou la peur de se mettre à dos sa hiérarchie doit être gérée avec un minimum de sens commun, le mieux étant l’ennemi du bien, il est tant d’analyser correctement les situations et envisager ses conséquences, autrement dit, identifier la source de ses peurs permet de leurs limiter la place qu’elles doivent occuper dans votre vie.

 

Faire la part des choses et en premier lieu séparer intellectuellement la vie professionnelle de la vie privée vous permettra de vous aménager des espaces de décompression et de retrouver le plaisir à faire de ce que vous voulez ou devez faire.

 

Souvent le stress est lié à un enjeu et le risque de le perdre, que l’enjeu soit d’ordre personnel ou professionnel.

 

La société occidentale a voulu imposer une séparation du mental et de l’émotionnel, or nous savons aujourd’hui, qu’au contraire, les émotions constituent les composants d’une formidable boîte à outils utilisables à tous moments, pour peu que l’on comprenne à quoi elles peuvent nous servir, alors que l’on nous a enseigné jusqu’à présent qu’elles nous desservaient.

 

C’est elles qui transcendent la notion apprise et favorisent l’ancrage mémoriel, n’en n’ayez donc pas peur et apprenez à les utiliser, la peur, l’angoisse, la colère sont des émotions communes à tous les êtres humains et ce qui fait la différence entre eux consiste à les identifier, les connaître et les utiliser au bon moment.

 

Une émotion, fonction vitale de notre mode d’apprentissage et de communication, ne se contrôle pas, tout au plus, elle se gère. L’occident enseigne depuis Descartes que l’émotion pollue la raison, or en Orient, le processus consiste en l’acceptation et le lâcher prise* (note 2).

 

Le stress, sous ces aspects devient positif et représente un moteur à notre évolution.

 

Cela étant dit, il ne servirait à rien d’afficher une quelconque émotion et en l’occurrence, il convient de ne pas réaliser un travail nécessitant votre concentration, quand vous êtes en état de stress.

 

N’oubliez pas : « le coq en colère est plus facile à plumer »

 

Jean Escalant

 

*Note 1 : Le stress (issu par l'anglais de l'ancien français destresse) est, en biologie, l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement.

Ces réponses dépendent toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent.

Selon la définition médicale, il s'agit d'une séquence complexe d’événements provoquant des réponses physiologiques, psychosomatiques. Par extension tous ces événements sont également qualifiés de stress.

Dans le langage courant, on parle de stress positif (eustress en anglais) ou négatif (distress).

Le stress est différent de l'anxiété, celle-ci est une émotion alors que le stress est un mécanisme de réponse pouvant amener différentes émotions, dont l'anxiété.

 

*Note 2 Shikantaza ne désigne donc pas tant une technique à part entière que l'attitude mentale propre à la pratique de zazen, le lâcher prise. Il s'agit de se détacher, au sens de laisser les sensations et les pensées émerger et disparaître sans chercher à les maintenir ni à les évacuer.

Ainsi, les pensées disparaissent d'elles-mêmes, par le fait que le méditant ne recherche rien de particulier.

Shikantaza pointe une réussite de la pratique, l'accomplissement de la nature éveillée présente en chacun, mais dont la manifestation s'avère entravée par l'attachement, y compris à la pratique de la méditation, là où le méditant qui pratique Shikantaza a renoncé à atteindre quoi que ce soit.

 

Jean Escalant

 

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